21 janvier 2012

recap

 

 

affiche du vernissage/concert le jeudi 16

affiche_caveromagnan2011

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05 juin 2011

 

Expo Vincent Fournier à la cave Romagnan

Copie_de_DSCN1203DSCN0780Z

DSCN1010

 

 

 

 

 

 

Expo Vincent Fournier à la Cave Romagnan du 8 juin au 2 juillet.

Qu'on se le dise ! et qu'on vienne au ...

vernissage en musique le jeudi 16 juin de 18h à 21h30 :
Deborah de Blasi au chant, chris busélli à la guitarre et Serge Ferrero à la contrebasse.

Ça va swinguer manouche !

Souvent ce sont les modèles qui remplacent un collègue souffrants "au pied levé". Là, c'est moi qui remplace le peintre qui s'est désisté. Boucher les trous, oui, mais avec quoi ?

Des nus, pourquoi pas ? Puisque c'est pas facile de trouver un endroit qui accepte montrer des nus et que Manu veux bien, lui ... Ça tombe bien, j'ai quelques bonnes études de nus de la villa Serge qui ne sont sorties que sur le blog et qui aimeraient bien voir le monde réel.

Et puis aussi, pour faire bon poids, je rajouterai un peu de croquis de plage, des peintures à l'huile miniatures, croquées sur le vif après la baignade.

Et si ça ne suffit pas pour faire une expo bien chargée comme j'aime, je rajouterai des copies de musée.

DSCN0247Voila le topo. Vous avez noté la date du vernissage au moins ? vous savez où se trouve la cave Romagnan ?

Vous aimez le jazz ? Vous avez déjà écouté Deborah de Blasi ?

Vous penserez à faire de la pub auprès de vos potes amateurs de jazz, amateurs d'art, galeristes ou collectionneurs ?

A Jeudi 16 juin 18h30 alors !

 


04 juin 2011

 

Sainte Cécile

DSCN1553ZPour clore cette année académique, c'est de nouveau Cécile, la fluette, la longiligne, la maigrelette, celle qui fait râler les dessinateurs de rondeurs, qui prend la pose.

Elle pose le plus simplement du monde, assise, droite, avec l'énergie de sa sérénité, dans cette alcôve située derrière l'estrade du modèle et qui devient,  du coup, un oratoire.

C'est Sainte Cécile, drapée de rouge, qui attend son futur mari, Valérien le païen, pour le convertir à la vrai foi. Elle entend la musique céleste. C'est la patronne des musiciens

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14 mai 2011

 

Les bulldozers de la promenade des anglais

Les bulldozers de la promenade des anglaisLes bulldozers sont garés au bord de la promenade des anglais, près de Magnan. Ils rendent la plage lisse après les grosses vagues de l'hiver chamboulant les galets pour en faire de petites restanques. Les bulls entrent en action fin avril et passent un mois à ratisser les galets (et la boue sous jacente) en laissant en mer d'immenses trainées de boue. Ces monstres d'acier permettront donc de bronzer horizontal et très proches les uns des autres sur des galets plein de boue séchée.

La mer se venge de cet affront tout l'été vers quatre heures de l'après midi,  en envoyant une vague un peu plus grosse que les autres qui déferle sur les serviettes les portables et les bronzeurs pas prévenus qui ont cru trouver une place de choix à deux pas de la mer sur une plage bondée.

Le sujet était donc tentant.

Figurez vous un jour de déprime. Un ciel tout noir, annonciateur de pluie, la mer grise. C'est le moment.

En installant mon chevalet sur les lieux, j'observe un groupe qui s'approche et une jeune femme fort mignonne, bien faite de sa personne, vêtue d'un pantalon aux couleurs flashies, qui se fait photographier devant, puis au volant, d'un des bulldozers. Elle se prête de bonne grâce à ma mise en scène pour le tableau. Je prépare la mise en place en quelques coup de pinceau avec le bulldozer coté gauche, laissant une échappée vers la mer et je place la jeune femme près de moi sur la droite pour profiter au mieux de sa présence. Comme elle reçoit à cet instant quelque message sur son portable, j'en profite pour figer la scène et lui demande de  conserver cette pose quelques minutes encore.

Le groupe ayant pris congé, je commence à m'occuper du bulldozer. Le mastodonte a lui aussi des formes intéressantes, mais beaucoup moins féminines. L'extincteur, au centre, permet de placer une tache rouge vif, signe de désir, et de donner un cœur à ce monstre.

Sur ces entremises, une grosse pluie s'est mise de la partie pendant que je campe le décor (la mer, la petite barrière blanche, la promenade déserte, les palmiers et les buildings. Ça a beau être de la peinture à l'huile, ce n'est pas facile de peindre sous la flotte croyez moi !

Je ramasse mon matériel complètement trempé, fixe le tableau et le chevalet sur le vélo et me voila !

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07 mai 2011

 

Abstraction

DSCN1264Deux lignes horizontales noires et rouges, une ligne verte verticale, un cadre rouge dans un carré blanc : mais c'est de l'abstraction ! C'est un Mondrian !

Le seul problème, c'est le nu en bas, éclairé par la chaude lumière de printemps. Il faudrait l'abstraire aussi, mais elle a souffert la petite modèle, car son sang ne circulait plus dans le bras droit et ce ne serait pas respectueux de la faire disparaître complètement de cette étude d'académie. Mais le spectateur peut en faire abstraction par la pensée ...

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23 avril 2011

 

Le grand père de l'artiste

DSCN1204L'artiste s'appelle Jules Bastien Lepage et son tableau a été copié au musée Jules Chérêt de Nice.

L'original, primé au salon de 1874, est un pur chef d'oeuvre de réalisme, le sujet semblant sortir du tableau. Pourtant la touche est vive par endroit et ressemble à celle des impressionistes. 

Hélas, nulle trace de réalisme dans cette pâle copie; de grosses taches de couleur comme d'habitude !  

 

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22 avril 2011

 

Namouna

DSCN1203Après avoir recu l'autorisation du conservateur, je suis retourné au musée Chérêt pour faire la copie de ce magnifique tableau orientaliste de Ranoux. La mise en scène m'intriguait : deux femmes nues qui vont être présentées par un entremetteur à quelque puissant mahométan. L'une , coté face, semble radieuse et victorieuse, l'autre, coté pile, semble honteuse et triste. J'ai pensé au début à un concours de beauté. Le titre de l'oeuvre "Namouna", permet de retrouver ce passage du conte oriental de Musset :


LXV
Tous les premiers du mois, un juif aux mains crochues
Amenait chez Hassan deux jeunes filles nues,
Tous les derniers du mois on leur donnait un bain,
Un déjeuner, un voile, un sequin dans la main,
Et puis on les priait d'aller courir les rues.
Système assurément qui n'a rien d'inhumain


Le tableau original est beaucoup plus fin, les chairs délicieuses et les velours caressants. La rapidité d'exécution de cette copie est ma seule excuse. 

 

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09 avril 2011

 

Potrait de Rita

DSCN1202Ça faisait longtemps que ça s'imposait. Faire un portrait de Rita allait de soi, simplement, nous n'en avions pas encore eu l'occasion.

Quand elle a proposé de poser de face, j'ai eu un instant d'hésitation parce que c'est assez difficile à rendre et rarement choisi pour le portrait en peinture. Mais je savais qu'elle poserait parfaitement (le théâtre, ça aide) alors j'ai tenté. Tant mieux, car la pose de face marque la franchise, la clarté qui lui correspond.

Pris par le temps comme d'habitude. Le soir n'est plus très loin, il faut profiter de la lumière. Presque une heure pour faire la mise en place avec terre de sienne et blanc. La couleur elle même est venue très vite, sans hésitation ni repentir : que des grosses taches de couleur qui sont venues se placer toutes seules à leur place, je n'ai rien eu à faire. Trente minute pour les couleur du visage, on n'est pas là pour lambiner.

20h, la lumière faiblit, le portait est fini. Un petit verre de Bourgueil et nous sommes tous partis voir le concert de Johanna Pineiro à l'accordéon et de Ruth à la contrebasse pour un très bon spectacle. 

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26 mars 2011

 

Cécile et Lucifer

DSCN1193Même silhouette fluette que la dernière fois, c'est Cécile qui pose. De profil cette fois, ce qui la rend encore plus mince. Le contraste avec l'ombre projetée est d'autant plus saisissant.

L'ombre est coupée ici par le radiateur, élément important du dispositif pour peindre des nus d'après modèle en hiver. A ses pieds, le drapé rouge Lucifer donne la tonalité. Le dernier élément est la petite niche du mur.

Ce n'est pas facile de trouver un sujet dans cette pause droite comme un I et éclairée uniformément.

Ce qui me réconcilie avec le sujet, c'est de découvrir au premier plan la main très contrastée, rouge, qui semble très lourde. Plus bizarre, la deuxième main, sur laquelle Cécile prend appui, apparaît en rouge sombre au niveau du sein. Seule l'ombre permet de deviner qu'il s'agit bien d'une main et non de cornes mammaires Lucifériennes.

C'est une difficulté de rendre crédible la représentation d'un corps dont un des membres apparait tronqué. Le problème est très présent dans les croquis rapides puisque l'angle de vue n'est pas choisi par le dessinateur mais dépend uniquement de la position du modèle. Le dessin a forcément l'air faux, par opposition à une photo du même point de vue.

La capacité du dessinateur d'académie à réaliser une représentation conforme au réel est jugée par rapport à l'image qu'on se fait du corps, or l'image du corps est nourrie par des représentations sélectionnées en fonction d'une esthétique. Tout ça se mord la queue. Et quand on parle de queue, on en voit le diable, ... Euh pardon ! Quand on parle du diable, on en voit la queue !

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18 février 2011

 

Un modèle d'Helmut Newton à la villa Serge

DSCN1010Ce soir, c'est Cécile.
Elle remplace au pied levé un confrère malade. Elle est toute mince la Cécile, mais elle est fière. Elle propose une pose debout, avec naturel et dignité. Le petit "plus", c'est l'ombre, qui ne s'exprime jamais aussi bien que quand le modèle est debout. L'ombre se projette sur les deux pans du coin de mur et dessine deux Céciles : une fluette (à droite) et une grassouillette (à gauche).
Des voix protestent dans le cours d'académie de la villa Serge. "Oh non, on a déjà eu un modèle debout cette année, plutôt assise non ?".
Ne pensez pas une seconde que c'est dans l'intérêt du modèle, c'est plutôt parce que les proportions sont plus difficiles à dessiner. Je soutiens la proposition de Cécile pour la pose longue debout. Que les feignants du cours aillent papoter ailleurs !
Un bon modèle, une ambiance relativement studieuse, une bonne lumière, plus d'une heure de pose ... Que demande le peuple ? Y'a plus qu'à, au boulot !
Ca coule de source, depuis l'esquisse jusqu'au détails : pas une hésitation, pas une correction ; tout le temps consacré à progresser dans le rendu de l'équilibre de la pose, des lumières, et des petits détails ; et même quelques minutes pendant le repos du modèle pour faire venir le fond.
Nous y voila.
Ma minceur, le déhanché, le regard fier ... vous ne trouvez pas qu'elle rappelle les poses des modèles d'Helmut Newton ?
Bon, c'est fini, on éteint, il est temps de rentrer.


DSCN1017 Ici, c'est un détail pour mon ami Hervé Courtain, qui préfère le coté contemporain de mes œuvres; coté qui s'exprime en zoomant très fort sur un détail, sans rapport avec le sujet mais dont la facture vigoureuse exprime la contemporéanité, le rapport au monde contemporain en pleine révolution.

Voici donc l'extrait contemporain du jour (à droite des pieds) : C'est quelque chose tout de même !?

28 janvier 2011

 

Prise de guerre pendant l'expo Lucian Freud à Paris

DSCN1556Je tenais absolument à la voir, cette expo Lucian Freud à Paris. J'ai du repousser mes congés pour finir une tache importante jusqu'à la veille de la fermeture de l'expo, mais je l'ai vu !

Objectif : faire des croquis d'après Lulu en plein musée.

J'avais envoyé auparavant une demande en ce sens au musée d'art contemporain, mais j'ai quand même vérifié à l'entrée si je pouvais faire des croquis de l'expo.

C'est donc avec pas mal de matériel que je suis rentré dans les salles dédiées au grand Lucian, peintre parmi les peintres, plus imbu de lui-même que Dali, amateur de chair anglaise boudinée, blanchâtre ou rosâtre, éclairée verdatre au néon, un délice !

Je choisis rapidement ma proie et commence à croquer assis par terre dans un coin discret. Au bout de 5 minutes, un garde à oreillette en costume noir s'approche et réalise horrifié que je suis en train de peindre ! Je tente de parlementer et j'obtiens deux minutes de plus "pour mettre les lumières". Le directeur du musée qui passait par là vient expliquer que le règlement spécial est imposé par les créateurs américains de cette exposition itinérante. Sans le passage du directeur, le garde eu sans doute été moins zélé mais qu'importe, l'honneur est sauf et le croquis d'après maître Freud est terminé.

21 janvier 2011

 

La petite dernière

La modèle n'a apparemment pas aimé ce tableau là. D'habitude, elle fait une petite photo Agnès-Lise, mais pas là. C'est pas grave...
J'avais commencé par une peinture très délicate, très princesse endormie, et puis finalement, c'était pas ça. J'ai recommencé.
Dans la demie heure qui me restait, j'ai fait celui ci, beaucoup plus vif, plus massif, plus charnel. Les petits détails sont malheureusement passés à la trappe. Tant pis.

DSCN0827

11 septembre 2010

 

Discours de notre président devant le Club d'Investisseurs

Intégrale du discours prononcé le 8 septembre par le CEO à la Cave Romagnan, lors de l'inauguration de l'exposition 2010. (traduit ici en version française).

"Chers Investisseurs,

Je suis heureux de vous présenter "the Oil Painting Nude Factory", qui se traduit par "La Fabrique des pochades de nu en peinture à l'huile"


Cette compagnie qui produit des croquis,des pochades et des peintures à l'huile représentant des nus, avec pour principe de peindre d'après modèle et seulement d'après modèle a obtenu cette année le label de qualité "sur le motif", qui est une sorte d'équivalent pictural du label
"bio" pour l'industrie alimentaire et couronne un engagement constant pour la qualité (huiles extra fines, peintres de talents, modèles rémunérés équitablement).

         
La Fabrique, basée à Nice à la villa Serge, a été crée en 2009 et génère un chiffre d'affaires de 10 millions d'euros avec moins de 10 employés. Cette année a été marquée par une augmentation du chiffre d'affaire due à l'engouement pour la peinture de nu de qualité sur les marchés américains et asiatiques et par une croissance soutenue sur les segments parrallèles (bio, green power,..) ainsi que par un net repli de notre principal concurrent (The Portrait Factory d'Andy Warhol).

Notre objectif est de doubler notre chiffre d'affaire dans les deux ans qui viennent en développant notre activité sur les marchés émergents (Chine).

Nous vous invitons donc, cher investisseurs,  à participer à l'augmentation de capital du mois prochain.

Vous pourrez admirer nos derniers produits dans notre show room (la Cave Romagnan, à Nice) ou retrouver toutes les informations concernant nos produits et les conditions de l'augmentation de capital sur notre site internet : www.TheOilPaintingNudeFactory.com
.

Chers investisseurs, je vous remercie pour votre attention.

Exposition "The Oil Painting Nude Factory",
à la cave Romagnan, 22 rue d'angleterre à Nice,
du 1er au 21 septembre et du 18 octobre au 1 novembre

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09 juin 2010

 

Constellations

DSCN0159
Un ami, rentré récemment de l'observatoire du Chili, m'a rapporté que de nouvelles constellations étaient en cours de formation dans une zone du ciel proche du Centaure.

J'ai pointé mon télescope à monture Cassegrain dans la direction mentionnée, et j'ai réalisé les croquis à l'huile ci dessous d'après l'observation.

Une publication comprenant l'analyse détaillée des résultats est en cours, en collaboration avec l'observatoire de Nice.



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08 juin 2010

 

La ligne blanche

DSCN0157CLes modèles sont placés dans un rai de lumière très forte qui projette leur ombre sur le mur blanc de la villa Serge. Le temps de pose est rapide comme d'habitude, mais ce serait péché que de ne pas prendre le temps de dessiner cette ombre toute aussi sensuelle que le modèle lui même. Souvent, l'ombre et le modèle semble se contredire, l'un va à gauche et l'autre de coté, l'une montre son flanc, l'autre son dos, l'un semble s'enfuir et l'autre se donner. Ce qui les relit c'est la ligne blanche du mur violemment éclairé par l'halogène.

La ligne blanche, c'est celle qui ne faut pas franchir. Même si c'est le printemps...

 

.

 

PS : La couleur du fond de pagedu bloga changé : vert olive, c'est mieux pour les nus en peinture à l'huile (d'olive) que le bleu des poissons.

DSCN0169

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La sébile du modèle

DSCN0147A la fin de la séance, après s'être rhabillée, le modèle revient vers la sellette pour y recueillir le pourboire déposé dans la sébile par les étudiants du cours d'académie. Il y a deux ans, ce détail était passé brièvement dans l'actualité nationale à la suite d'un conflit, à Paris, entre modèles et étudiants.
Or le modèle du tableau ci-contre revient toujours directement vers la sébile, sans jeter le moindre regard pour les dessins et peintures que nous faisons d'elle, ce qui pourrait sembler inattendu de la part d'une étudiante en art (art contemporain il est vrai).
Le bras du modèle tendu vers la sébile prend donc tout son sens.
En peinture, comme en photo, le petit détail qui pimente l'histoire du tableau donne parfois des ailes à la composition.
Vous reconnaitrez en haut à gauche les bords de la lampe halogène brinqueballante qui constitue l'unique éclairage de la salle de modèle vivant de la villa Serge. L'oreiller rouge vient donner une note passionnée à cette histoire. Les franges blanches du tissu ramènent le regard vers la main, puis vers le visage, et les autres rondeurs de ce très beau modèle. N'espérez pas laisser votre regard s'échapper par la fenêtre, au fond à droite : malgré la température clémente de ce printemps, elle est fermée. Suivez donc les bords de la sellette et revenez vers la case départ (la sébile) sans toucher 20000 francs puisque le modèle est déjà parti avec le contenu de la sébile.

NB1 : la nouvelle facture de cette pochade à l'huile vient de la qualité des huiles "extra-fines", en particulier de l'homogénéité de leur texture et de la densité de leur pigments.

Remarque : Passer des croquis à l'huile aux pochades à l'huile extra-fine est certainement un signe de vieillissement et, à tout le moins, d'embourgeoisement.

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01 mai 2010

 

Les "Faunes Croqueurs"

C'est le printemps qui revient et une petite chanson me trotte dans la tête. C'est une chanson qui vient de loin : Il y a vingt ans de cela, j'ai fait mes premiers croquis au jardin du Luxembourg en compagnie de mon ami Mathias qui m'a initié et avec qui nous avons fondé "les Faunes Croqueurs".

Nous usions d'un procédé fort efficace qui consistait à aborder une jeune fille se prélassant au soleil printanier du parc, jeune et jolie de préférence, en lui demandant de poser quelques minutes pour un portrait en chantant la l'hymne des Faunes Croqueurs sur un rythme rap :

"C'est nous les Faunes Croqueurs,
sortis du fond de la forêt.
Nymphe si vous voulez,
nous allons vous croquer.
Le carnet à la main,
le stylo dans la poche,
nous faisons vite et bien,
des croquis pas trop moches"

Le rituel durait du matin au soir tous les week end et pendant les vacances et nous a permis de faire un nombre incalculable de croquis aujourd'hui entassés dans de nombreux cartons à la cave. Stylo bille, fusain, crayons, feutre, aquarelle, encre de chine, feutre pinceau, toutes les techniques ont été utilisées.

Si d'aventure la belle était sympathique, les croquis s'éternisaient et se multipliaient pour finir au bistrot du coin ou au cinoche. Mais souvent, le temps de pose était strictement contrôlé par un modèle désireux de se débarrasser de ces deux importins et surtout de la foule de curieux agglutinés parmi lesquels figuraient quelques dragueurs invétérés qui n'hésitaient pas à faire de lourds compliments aux modèles pendant la pose. Deux minutes pour un portrait ce n'est pas long, mais il a bien fallu s'y faire. C'est comme ça qu'on apprend.

Mathias qui avait fait les beaux arts donnait des conseil de pro : "Il faut regarder le modèle plus souvent que son dessin", " on peut dessiner sans regarder la feuille", "on peut dessiner de la main gauche".

Combien de temps ça a duré ? plusieurs années. Une fois le virus du croquis attrapé, on ne peut pas s'en débarasser. On se met à croquer partout, dans le train, dans les musées, dans les rues, ...

Et bien sûr, on rêve de faire des croquis de nus, mais c'est une autre histoire ....

 

 

 

 

 

 

Charlotte nous pose un lapin

P1040215C'est qui qui s'y colle pour remplacer le modèle absent ? C'est le prof ! Kristof Evrard soi même qui remplace le modèle au pied levé (et à la jambe dans le platre, c'est d'ailleurs la raison de son absence).

Un prof de perspective, ca se met en scène au milieu des lignes de fuites qui composent le décor de cette pièce vide de la villa Serge, avec pour compagnon un lapin en peluche multicolore affublé de lunettes de ski, déniché dans le bric à brac pour natures mortes.

La lumière,assénée par un halogène, met en valeur les murs refaits à neuf l'année dernière et déja maculés de taches par des étudiants qui sont déja de grands peintres à en juger par la hauteur des-dites tâches.

On a une petite heure pour croquer la scène. Chauffe marcel ! Faut pas lambiner en chemin !

- Le résultat ? : Ci dessus.

- Le titre ? : "Charlotte nous pose un lapin"

- Le commentaire du modèle ? :  "A l'huile, c'est toujours plus facile."

- La conclusion ? : J'admets un penchant certain pour la facilité, surtout dans les jeux de mots.

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17 avril 2010

 

Chef d'Oeuvre Express (test de resistance)

Aujourd'hui, pose longue, c'est un pose d'académie. Je pourrai faire une vraie peinture à l'huile, c'est à dire un chef d'oeuvre long, par opposition au croquis qui sont des chef d'oeuvre tout court (note1).

Pose magnifique, modèle superbe : c'est Charlotte. Vous vous souvenez, la frileuse de cet hiver ? Ça pourrait s'appeler "la lectrice" : le modèle semble absorbé par la lecture d'un des livres empruntée à la nature morte mise en place pour les élèves de l'école (vieux livres, vase blanc, botte). Je commence à peindre comme pour un croquis, rapidos mais en grand, et en provisionnant tous les éléments du décor. Mince, c'est déjà la pose, le repos du modèle ! J'en profite pour avancer le décor, on verra le corps de la belle ensuite.

L'académie est le refuge des lents et des bavards de la villa Serge: "Ouh là là, on a pas le temps de le finir ce croquis au fusain, c'est difficile, vous comprenez ? "  Et que je te raconte le dernier match et les aventures du petit dernier ... Pendant la pose, le repos du modèle, le papotage atteint son apogée et les propos lénifiants sont tellement énervants, que ça devient un défi de résister à ce brouhaha et de continuer à peindre. Un véritable test de résistance ! Or, parole d'ingénieur de test, le test de résistance, ça me connaît !  Le prof ne risque pas de sonner le gong pour reprendre le travail : échoué en cours d'académie, il nous enseignerait bien l'art contemporain à la place mais la motivation diminue.

Je fini le tableau comme un semi-marathon et quand la cloche sonne, après une bonne heure de peinture, j'ai réussi à placer le décor, sombre à souhait pour rehausser les belles couleurs chair du modèle. Je n'en suis pas peu fier, et je vous présente donc mon chef d'oeuvre express, que vous avez bien mérité après tant de bavardage :

P1040160Z

Note : Les croquis ça fait pauvre. Les pochades, guère mieux. Pour être dans l'air du temps, il faut rebaptiser. Alors, va pour "Chef d'oeuvre Express". Ça fait plus riche, non ?

Note 1: D'habitude, dans la rue, les gens me demandent obstinément "Et après, vous en faites des vraies peintures, hein, quand vous rentrez à la maison ?". Il faut leur expliquer que (1) "c'est de l'huile, pas de l'acrylique", que (2) "une fois que le modèle a fini de poser, le croquis est terminé, je n'y retouche plus".

Posté par vf fournier à 00:54 - Nus à l'huile - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
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11 avril 2010

 

Grands nus de la villa Serge

P1040002Je me suis bidonné comme un bossu à écrire l'annonce de la "Oil Painting Nude Factory", mais j'ai bien été le seul manifestement. Là, soit je me vexe, soit je considère que le public est hermétique à l'humour (en) anglais. Pour vérifer, il faudrait faire une traduction en français, mais j'ai peur que le bide ne tourne au désastre, alors, il vaut peut être mieux faire diversion en publiant les ...

Grands nus de la villas Serge.

Ces accumulations de nus à l'huile ont été réalisés à la villa Serge au printemps 2009 dans l'atelier de Patrice Juge.

En voici un ci contre. Les autres se trouvent sur  : http://vf.fournier.free.fr/Grands_nus_villa_serge/index.html

Ceux qui se plaignent que "les croquis c'est bien, mais les chefs d'oeuvre c'est mieux" en seront pour leur frais encore une fois, car il s'agit bien évidement de croquis à l'huile.   

V.

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Commentaires sur recap

    compliment

    trop bien papa

    Posté par soso, 08 novembre 2011 à 17:35 | | Répondre
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