08 avril 2012

Les bulldozers dans la tempête

 DSCN3320Un ciel étonnamment clair balayé par un mistral à décorner les boeufs. Quelques rares passants sur la Prom à affronter les bourrasques et photographier les vagues énormes, grises de boue. La mer bleu-outremer moutonne au loin tandis que le liseré bleu-pâle des boues s'étend vers le large.
Aujourd'hui, le petit bull et la grande pelleteuse se sont retrouvés, mais la tempête fait rage. Les vagues explosent sur les rochers du brise-vagues et éclaboussent les galets, les plus fortes atteignant la pelleteuse qui fait face, dos à la muraille. Le petit bull, craintif, s'est légèrement écarté, en dehors de la zone humide.
Le menace est trop grande, le souvenir des dégâts de la tempête qui a dévasté le Castel encore trop présent dans les mémoires. Les bulldozers, à la tombée de la nuit, renoncent à leur petit coin discret et se réfugient, serrés les uns contre les autres, sur la Prom, en haut de la rampe d'accès.

 

Anthropomorphisme de printemps aux bulldozers

buldozers sur la promEn passant en bus sur la Prom' hier soir, j'ai revu les bulldozers de la plage, ceux qui ratissent les galets pour aplanir la plage malmenée par les fortes vagues d'hiver et permettre aux touristes de bronzer idiot. Cette fois ci, ils étaient deux, blottis l'un contre l'autre, leurs pelles s'embrassant tendrement : une grosse pelleteuse très musclée, sur-dimensionnée avec son bras immense replié, retombant sur un petit tractopelle, élégant en diable avec ses grosses roues crantées et sa pelle montée vers le ciel. C'est le printemps que je me suis dit ! Il est temps de revenir faire un peu de peinture.

Le ciel m'entend et m'accorde de partir du boulot relativement tôt aujourd'hui. Du coup je mets mon plan à exécution et je pars pour la Prom'. Hélas ! au lieu de mes deux bulldozers amoureux, il n'en reste qu'un, tout seul, tout triste. Et plus loin, deux petits tractopelles qui roucoulent sans lui près des boues du Paillon. Oh trahison !  
Je prends parti pour la grande pelleteuse sur fond de mer éclairée par un ciel voilé. Au premier plan, les escaliers qui descendent vers la plage de galets ratissés et derrière, la rampe d'accès pour handicapés (et pour pelleteuses). Le tableau serait triste à pleurer si quelques passants n'égayaient la scène.
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Il ne reste plus beaucoup de clarté et l'air refroidit sérieusement. Pas question de lambiner. On attaque dard-dard en aplats et en couches épaisses. Affaire rondement menée : 1h30 de peinture. Il fait déjà nuit.

Quelques rencontres lors de cette courte séance : un russe perdu à qui j'ai prêté une carte téléphonique et qui m'a ramené un sandwich, puis un anglophone qui a bien voulu poser quelques minutes tout en me photographiant avec son Leica d'imitation. La  place était en principe réservée pour quelque belle jeune fille mais le vent frisquet n'incite pas à s'arrêter. Alors, ma foi, va pour un photographe !

Et voilà le chef d'oeuvre du jour !

 

PS : Le petit zigouigoui blanc qui dépasse de l'escalier n'est autre que ... la douche. Elle n'a pas grand chose à faire dans cette histoire, mais je risque de ma sentir gêné la prochaine fois que je l'utilise si je la fais disparaître du tableau. 

 

 

Nouvelle nature morte vaudoue

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Décidemment, les natures mortes de la villa thiole font un rien vaudoues : une statuette nègre sur fond de bric à brac. Il suffit d'un rien pour se retrouver en Haiti ou au Brésil. Vous observerez le rappel du tissu à carreaux sur le sol et la correspondance entre l'encadrement en bois et les taches sur la sellette qui délimitent une feuille format raisin.    













 


 

Voeux décalés

DSCN2722Je me demandais bien quel image pourrait bien illustrer mes vœux décalés (qui sont forcément plus en retard que les autres puisque ce sont des vœux décalés et qu'il n'est jamais trop tard pour faire le mal).

Un crâne de vache sortie des abattoirs (notez le rond au sommet du crane) constituera un excellent support pour vous souhaiter toutes les bonnes choses qu'on se souhaite habituellement à cette occasion.

La mise en scène vaudoue de ce soir est d'Hubert Webel qui anime ce cours de modèle vivant et nature morte de la Villa Thiole. Qu'il soit remercié pour m'avoir fourni cette occasion de vous gâcher le moral. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 21 janvier 2012

Sylvie la danseuse

Une grande beauté, des poses d'une élégance rare, un calme et une sérénité qui lui permettent de tenir sans broncher pendant toute la durée de la pose, et avec ça une humilité et une gentillesse ...

C'est Sylvie la danseuse.

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20 janvier 2012

Tea or Coffee ?

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Are you more tea or coffee ?

Croquis de table réalisés pendant les fêtes, dans la famille.

Alors ? Thé ou Café ?

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01 janvier 2012

Croquis du jour de l'an

Pour bien commencer l'année, rien de tel que quelques croquis pendant que les copains discutent. Comme ça on est sur de dessiner toute l'année.

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31 décembre 2011

Portraits place du Tertre

De passage à Paris, rien de tel qu'un petit tour à Montmartre pour dessiner un brin. Les modèles se trouvent à la pèle et sont d'ailleurs déjà en train de poser quand j'arrive. Normal, ils sont même venus là spécialement pour se faire tirer les portrait. Ils sont motivés et posent avec ardeur pour être représentés de façon avantageuse sur un dessin bien léché. Le rendu est quelquefois extraordinaire en effet, mais pas toujours : des fois, l'accroche (le dessin d'une acteur célèbre ou d'un mannequin) est très ressemblante, mais le dessin du touriste l'est beaucoup moins. Toujours est-il que les artistes ont souvent l'air de s'ennuyer et se plaignent volontiers de tous les petits tracas de la rue (le voisin qui prend trop de place, les touristes désargentés, le froid, ...). Ca doit être dur quand même de passer sa vie à observer des jolies filles qui vous sourient. Ils faudra s'en souvenir lors des prochains débats sur la pénibilité du travail.

Bon c'est pas tout ça, il faudrait se mettre au travail car la nuit tombe vite. Je me place en double file derrière un dessinateur et je sors mon petit pinceau chinois à réserve d'encre. C'est parti. Cinq minutes plus tard le crobard sort. Il n'y a plus quà passer au modèle suivant et à relancer le pinceau magique. C'est beau la technique quand même !

 

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21 octobre 2011

Pile ou Face ?

DSCN2401ZEn ces temps incertains, entre nature morte et modèle vivant, il est des doutes qui nous prennent comme des questions métaphysiques : Pile ou Face ? Sylvie la danceuse provoque le questionnement.

 



 

 

 

 

18 octobre 2011

La sébille du modèle (vanité)

Dans son cours à la villa Thiole, Hubert Webel nous a proposé ce soir une nature morte qui donne le ton : un squelette ! Joli thème de spleen automnal qui inaugure une année placée sous le signe de la mort et de la vie puisque ce cours alterne une nature morte et un modèle vivant. Une semaine Ying, une semaine yang. Eros et Thanatos en alternatif ...

Une sébille est disposée aux pieds du squelette, évoquant ainsi la sébille du modèle, qui recueille le pourboire des élèves (Ce thème a déjà été illustré dans "la sébille du modèle"). Dans le cas présent, on peut supposer que le modèle a tellement attendu pour être payé qu'il est mort de faim. Les artistes risquent de subir le même sort s'ils attendent de la reconnaissance ou des sous.

N'oublions pas que tout est vanité.

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17 septembre 2011

croquis dans le bus et dans le tram

Passag_re_dans_le_tramPas de peinture cet été mais un sursaut de croquis à la mine de plomb en allant au travail.

Le bus et le tram ne sont pas les endroits les plus faciles pour réaliser des croquis : ca donne de tournis, ca bouge, le gens rentrent et sortent. C'est devenu un exercice de mémoire. d'observer quelques secondes, et de rendre un souvenir.

Les autres croquis se trouvent dans l'album :

http://croqueurfou.canalblog.com/albums/croquis_a_la_mine_de_plomb/index.html# 

 

Ci contre : passagère dans le tram entre deux stations

 

PS : C'est la fin du calvaire de l'été : le déménagement se prépare enfin. 

 

 

 

 

 

Quelques crobards d'un été pourri

Non, ce n'est pas exactement çà, l'été n'a pas été pourri au sens météorologique; le problème c'est que je n'ai pas fait de peinture, seulement quelques croquis çà et là. Des musiciens pour la plupart :Adeline, la petite violoniste saluant, les musiciens de Barthalo rencontrés par hasard sur la promenade après la baignade, une slammeuse vue chez Manu, et puis la grande Marta Widler vue en plein effort au festival de jazz de Nice (Winton Marsalis, un bonheur). J'oubliais Lola qui voulait montrer sa nouvelle robe, et une jeune femme accrochée à son portable à un arrêt de bus. La pêche est bien maigre. La faute à ce putain de déménagement, qui est resté suspendu.

Marta_Widler_au_festival_de_jazz_de_NiceSlammeuse_chez_ManuLa_robe_de_Lola__l_arr_t_de_busBarthalo_swingBarthaloAdeline_saluantViolonisteLibertango

09 juin 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Commentaires sur Les bulldozers dans la tempête

    Je me demande bien quel titre, disons docteur ...

    Comme quoi la chose technique monstrueuse peut devenir élégante sous le regard du peintre et provoquer quelques moments de poésie.

    Comme c'est qu'y disent dans la face de bouc: moi l'aime ben ça.

    JF

    Posté par jihef, 08 avril 2012 à 00:03 | | Répondre
  • pelle araignée

    bonjour la pelle araignée sera sur la plage de la réserve à partir de lundi et pour trois jours . bonne soirée

    Posté par anthony, 12 avril 2012 à 18:12 | | Répondre
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